CHRISTIANE PELCHAT
DU CONSEIL
DU STATUT DE LA FEMME
TROMPE LA POPULATION
L'après-rupture
Les erreurs
factuelles et
méthodologiques de la lettre de Mme Christiane Pelchat accompagnant
l’appel à
la vigilance du CSF du 18 mars 2009 sur les statistiques sur la
violence conjugale :
un affront à la vérité!
Le 8 septembre 2009, Mme France Rioux du Service des Communications du Conseil du statut de la femme a fait parvenir à notre directeur de recherche, Jean-Pierre Gagnon, un courriel qui faisait suite à un message envoyé le 17 août 2009 au Conseil du Statut de la femme.
Jean-Pierre
Gagnon
avait demandé au Conseil du statut de la femme de lui expédier deux
copies du
document La constante progression des femmes, tout en signalant
que ce
document faisait mention à la page 24 de la proportion d’une femme sur
dix
victime de violence conjugale au Canada, chiffre avancé par le Conseil
consultatif canadien sur la situation de la femme en janvier 1980 et
dont celle
qui en est l’auteure, Mme Linda MacLeod, a convenu
en 1994 qu’il n’avait aucune validité
scientifique. M. Gagnon demandait au Conseil du statut de la femme si
cette
imposture statistique avait échappé à la vigilance de leur équipe
rédactionnelle.
Voici la
teneur du
courriel expédié par Mme France Rioux en réponse à Jean-Pierre
Gagnon :
« Bonjour
monsieur Gagnon,
Nous
avons pris bonne note de
votre commentaire au regard de l'édition spéciale de
Merci
et bonne journée! »
Source :
Courriel reçu du
Conseil du statut de la femme le 8 septembre 2009, 17h21
Comme
elle le mentionne dans le texte du message, Mme France
Rioux a joint en fichier attaché les deux documents suivants en format
PDF :
-
Ampleur et nature de la violence subie par les
femmes et les hommes : analyse sur quelques statistiques sur la
violence
conjugale,
document du Conseil du statut de la femme, publié en
février 2005 et dont l’auteure est Lucie Bélanger.
-
Comme
le souligne Mme Rioux, la lettre de Mme Pelchat
exprime la position du Conseil du statut de la femme en matière de
statistiques
sur la violence conjugale. Plus précisément
Appel
à la vigilance du 18 mars 2009 du Conseil du statut de la femme
Le
mercredi 18 mars
2009, le Conseil du statut de la femme a mis en ligne sur la page
d’accueil de
son site Internet un texte faisant appel « à la vigilance
concernant
certaines données véhiculées par les médias sur le phénomène de la
violence
conjugale, dont celles de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) »[1].
Dans cet
appel à la
vigilance, le Conseil du statut de la femme n’explique aucunement
pourquoi cet
appel à la vigilance cible spécifiquement les données sur la violence
conjugale
publiées par l’Institut de la statistique du Québec, alors que ces
données
proviennent de l’Enquête sociale générale (ESG) sur la victimisation
criminelle,
qui a été conduite en 1999 et en 2004 par Statistique Canada et
qu’elles ont également
donné lieu à plusieurs analyses ou rapports publiés par Statistique
Canada ou
des chercheurs des milieux académiques. Les analyses publiées par
l’Institut de
la statistique du Québec sont tout à fait semblables et comparables à
celles
publiées par Statistique Canada et reposent sur les mêmes données.
Le Conseil
du statut
de la femme ne fournit aucune raison à l’appui de la décision de cibler
sélectivement l’Institut de la statistique du Québec.
Il importe
de rappeler
que ces même données de l’ESG ont également été publiées par d’autres
organismes, notamment l’Agence de la santé et des services sociaux de
Plus
curieusement
encore, le document du Conseil du statut de la femme intitulé Ampleur
et
nature de la violence subie par les femmes et les hommes : analyse
sur quelques
statistiques sur la violence conjugale, publié en février 2005,
repose presqu’entièrement
sur les données de l’Enquête sociale générale de 1999 publiées par
l’Institut
de la statistique du Québec en novembre 2003 dans le rapport La
violence
conjugale envers les hommes et les femmes au Québec et au Canada, 1999,
exception
faite de quelques données ayant trait aux homicides conjugaux et aux
statistiques policières sur les infractions de violence conjugale
publiées par
le ministère de